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J'ôterai le chandelier de sa place


"Devant le trône brûlent sept lampes ardentes qui sont les sept Esprits de Dieu" (Apoc. 4:5). 

"En ce moment, apparurent les doigts d'une main d'homme et ils écrivirent en face du chandelier sur la chaux de la muraille du palais royal" (Dan. 5:5).

"J'ôterai ton chandelier de sa place" (Apoc. 2:5).  

"Portrait"

"Que la grâce et la paix nous soient données par toi, Seigneur, toi qui est, qui était et qui vient, de la part des sept Esprits qui sont devant ton trône. Seigneur Jésus, tu es le témoin entièrement véritable et digne de foi. Tu es le premier à t'être relevé d'entre les morts. Tu es le souverain qui régit les rois de la terre. Que les rois de la Terre fléchissent le genou devant toi. Seigneur, tu nous aimes et tu nous a déliés et libérés de nos péchés par ta mort sanglante à la croix. Tu as fait de nous un peuple de rois et tu nous a institués sacrificateurs pour servir notre Dieu et notre Père. A lui soient la gloire, la puissance et la domination aux siècles des siècles. Seigneur, tu vas revenir dans ta gloire, et tous les yeux te verront, même ceux qui t'ont transpercé, et ils te reconnaîtront. Et toutes les familles de la terre seront saisies de frayeur et se frapperont la poitrine de remords. Oui, c'est vrai, c'est bien ainsi que cela se passera. Tu es le premier et le dernier, tu es celui qui est, qui était et qui reviendra, le dominateur universel. Seigneur Jésus, tu es semblable au fils de l'homme, tu étais mort et tu es revenu à la vie. Tu détiens les clefs de la Mort et du séjour des morts. Tu tiens dans ta main les sept étoiles, et tu vis au milieu des sept chandeliers d'or. Seigneur, tu détiens l'épée affilée à double tranchant. Tu es le Fils de Dieu et tes yeux flamboient comme une flamme ardente. Tes pieds étincellent comme du bronze. Que toutes les Eglises reconnaissent que tu connais les pensées et les désirs les plus secrets des hommes. Tu donnes à chacun le salaire que méritent ses œuvres. Seigneur, tu possèdes l'Esprit de Dieu dans sa plénitude et tu tiens dans ta main les sept étoiles. En toi, Seigneur, s'est incarnée la Sainteté et la Vérité, et tu détiens la clef de David. Ce que tu ouvres, personne ne peut le refermer, ce que tu fermes, personne ne peut le rouvrir. Seigneur, tu es l'Amen, tu rends fidèlement témoignage à la Vérité. Tu es l'Auteur et l'Origine de la Création de Dieu."

Vous avez probablement reconnu ce texte. Tout au moins, vous êtes-vous dit "ça me dit quelque chose, c'est pas dans l'Apocalypse ?". Effectivement, c'est bien le cas. Mais pas tout à fait sous cette forme. Il y a des années de cela, j'avais été interpellé par la façon dont le Seigneur Jésus se révélait à chaque Eglise de l'Apocalypse. Il s'adressait à chacune d'entre elles de façon différente. Pour chacune d'elles, il révélait un aspect de Sa Personne qui correspondait à sa situation. J'ai imaginé alors rassembler chacun de ces textes pour n'en faire qu'un seul. Une sorte de prière qui lui serait adressée, un hommage à ce qu'Il est et à qui il est. Un cri d'amour de l’Épouse à son Époux. Une louange du peuple à son Seigneur et à son Dieu. Le texte ci-dessus est tiré de la version "Parole Vivante". 
 


Un chandelier ? Quel chandelier ?

Mais alors que je me livrais à une relecture attentive de ce texte, un détail a attiré mon attention. Un détail qui pourrait paraître insignifiant, mais dans les Écritures, c'est souvent un détail insignifiant qui permet de déceler la présence de l'un de ces  trésors cachés dans le sable. "J'ôterai ton chandelier de sa place" (Apoc. 2:5). Un chandelier ? Vraiment ? Imaginons maintenant que je vous parle d'une tente mongole, vous me direz : "Ah, une yourte !". Si au contraire je vous parle d'un narguilé, vous saurez que je parle d'une pipe à eau utilisée en Iran, en Inde et ailleurs. Si vous me parlez d'un samovar, je penserai à la Russie et je saurai que vous parlez d'un récipient utilisé pour faire chauffer l'eau du thé. Ainsi, si je vous dit : "yourte", vous pensez "Mongolie". Si je dis "narguilé", vous pensez "Orient". Et si je dis "Ménorah" ?... Vous pensez à un chandelier à sept branches propre à Israël. Et si je dis "chandelier" ?... Cela n'évoque déjà plus un objet spécifique à une région, un pays. De même, et si la yourte n'était plus qu'une tente; le narguilé, une pipe et le samovar une théière ? La Ménorah, elle, n'est plus qu'un simple chandelier. Tout ce qui faisait la singularité de cet objet a disparu. Tout ce qui reliait la ménorah à son identité, à son histoire, a été purement et simplement effacé et gommé par une traduction qui ne pouvait lui rendre toute sa singularité. Heureusement, André Chouraki et quelques autres ont rendu, dans leur traduction, le mot originel. Amputer le texte de ce mot "ménorah", c'est le priver de tout le sens qu'il apporte à la compréhension de ce texte. C'est occulter toute sa symbolique. Mais comment est-ce arrivé ? Simplement parce que nos traductions ont été écrites sur la base du texte grec qui mentionne le mot "luchnia", qui signifie "chandelier". Sauf que les Grecs n'utilisaient pas, et pour cause, de ménorah. Or, si l'on replace le livre de l'Apocalypse dans son contexte, la révélation est adressée à Jean qui est un Hébreu et qui parle l'Hébreu. Rien ne laisse supposer qu'il connaissait le grec. Le Seigneur s'adresse à Jean dans la langue qui leur fut commune pendant les trois années où ils ont cheminé ensemble. Le texte de l'Apocalypse a donc été rédigé en Hébreu, puis traduit en grec. Ainsi, le mot "ménorah" a été traduit par "luchnia" (chandelier), privant ainsi la ménorah de toute sa signification symbolique, et par là même, appauvrissant considérablement le sens profond de ce mot mais aussi du texte dans lequel il s'insérait. 
 


Betsaleel fabriqua une ménorah pour le Tabernacle selon les directives que Dieu avait données à Moïse. "Il fit le chandelier (ménorah) d'or pur... six branches sortaient de ses côtés, trois branches du chandelier (ménorah) de l'un de ses côtés et trois branches du chandelier de l'autre côté" (Exode 37:17,18). Plus tard, Lorsque Salomon fit construire le Temple de Jérusalem, il y fit mettre dix ménoroth (ménorah au pluriel) dans le Lieu Saint. Ces dix ménoroth éclairaient, seules, le Lieu Saint qui, sans elles, aurait été plongé dans l'obscurité la plus complète. Ce lieu ne pouvait être éclairé que par des objets sacrés, conçus spécifiquement pour le Temple.

Dans l'obscurité

Le chapitre 5 du livre de Daniel, quant à lui, parle d'un chandelier dans la salle de banquet du roi de Babylone, mais il y est fait mention de "nebrashah*" et non d'une "ménorah" (Dan. 5:5). Cette dernière avait été conçue selon des directives divines précises et elle devait être conforme au descriptif reçu pour pouvoir être intégrée dans le mobilier du Temple. Ces détails sont importants pour la compréhension du texte de l'Apocalypse qui y fait directement allusion. En effet, les sept chandeliers à sept branches représentent les sept Eglises. Mais si le Seigneur menace l'Eglise d’Éphèse de lui retirer sa ménorah, cela signifierait que, tel le Lieu Saint du Temple, elle se retrouverait intérieurement dans l'obscurité la plus complète. "Nous sommes le Temple du Dieu vivant" (2 Cor. 6:16), et "l'esprit de Dieu habite en nous" (1 Cor. 3:16). Or, si la Ménorah est un symbole d'Israël, il est dit également que "le salut vient des Juifs" (Jean 4:22). Sans la lumière produite par la Ménorah dans le Lieu Saint du Temple, ce dernier aurait été dans l'obscurité complète. Ainsi, si la lumière de la ménorah est ôtée du Lieu Saint de notre cœur, comment la lumière pourra-t-elle encore nous éclairer ? Si Israël n'a pas ou n'a plus sa place dans nos cœurs, comment pourrions-nous lire les Écritures ? Comment pourrions-nous comprendre la Bible si l'on a ôté de sa place la seule chose qui pouvait éclairer notre compréhension de ces textes qui contiennent l'histoire d'Israël racontée par des Hébreux ? Le meilleur des enseignants ne pourra jamais aussi bien enseigner ses élèves que si ceux-ci disposent d'un livre de classe. 

Mais je me pose la question : Israël n'a-t-il pas déjà été banni de beaucoup d'églises ? Mais alors, si la Ménorah a disparu de ces temples, qu'est-ce qui les éclaire ? Est-ce la divine Raison ? Est-ce un "feu étranger", ramené de quelque autre "temple" (1 Cor. 8:10) ? Ou alors, peut-être sont-ils plongés dans une totale obscurité ? Mais un aveugle s'en rendrait-il compte ? Or, que dit Jésus à l'assemblée de Laodicée ? "Ne sais-tu pas... ?". "As-tu conscience ?... que tu es pauvre, aveugle et nue". Tu es aveugle, tu ne vois donc pas que la lumière ne brille plus dans les ténèbres de ton cœur. Tu es aveugle, tu ne vois donc pas que la ménorah qui donnait sa lumière dans le Lieu Saint, de ce qui était autrefois un Temple du Dieu vivant, a disparu. "J'ôterai ta ménorah de sa place". Car il y avait autrefois "une place" pour cette ménorah, mais on l'a remplacée par un chandelier et tout le monde n'y a vu que du feu. Personne n'a remarqué la différence, et pourtant, la lumière que diffuse ce chandelier ne donne pas cette clarté incomparable que diffusait la ménorah. A sa lumière, les Écritures prenaient tout leur sens. Les mots étaient forts et vigoureux. Ils parlaient au cœur. "Notre cœur ne brûlait-il pas au dedans de nous", diront les disciples d'Emmaüs, "lorsqu'il (Jésus) nous parlait en chemin et nous expliquait les Écritures ?" (Luc 24:32). Mais lorsque la lumière qui émanait des Écritures a disparu,  qu'est-ce qui fera reculer les ténèbres ? Et si quelqu'un apporte alors un "feu étranger", qui s'en apercevra ? Un feu étranger fera-t-il reculer les ténèbres comme le fait la Lumière qui émane des sept Esprits de Dieu? Ou bien le Temple sera-t-il plongé dans une sorte de semi-obscurité ?
 


Une écriture sur le mur du palais

"**Tu es le souverain qui régit les rois de la terre. Que les rois de la terre fléchissent le genou devant toi". Le livre de Daniel fait mention d'un épisode qui se déroule dans la salle de banquet du roi Belshatsar de Babylone. Celui-ci vient de faire monter les coupes et les vases du Temple de Jérusalem afin d'y boire avec ses concubines. A cet instant, les doigts d'une main se mettent à écrire sur le mur du palais. "En ce moment, apparurent les doigts d'une main d'homme, et ils écrivirent en face du chandelier (nebrasha), sur la chaux de la muraille du palais royal. Le roi voyait la partie de la main qui écrivait" (Dan. 5:1 à 5). Ce chandelier-là n'est bon qu'à illuminer une salle de festin où, certes, on utilise "les vases du Temple", mais pas à bon escient. "En ce moment, apparurent les doigts d'une main d'homme, et ils écrivirent en face du chandelier, sur la chaux de la muraille du palais royal" (Dan. 5:5). Ah, ces petits détails de l'Ecriture sur lesquels on passe généralement sans même daigner leur accorder la moindre attention ! Je fais ici une petite digression avant de poursuivre, mais je pense qu'elle n'est pas dénuée d'intérêt. Lorsqu'on lit ce récit, toute l'attention est focalisée, tout comme celle des convives du festin, sur les doigts qui écrivent sur le mur. Qui se préoccuperait, en effet, du support de cette inscription ? De la chaux. Un mot araméen (Giyr) que l'on peut traduire par "plâtre, chaux, ou craie". L'équivalent hébreu (Gir) se retrouve dans un verset du livre d'Esaïe (Esaïe 27:9) qui dit ceci : l’Éternel a rendu toutes les pierres des autels pareilles à des pierres de chaux réduites en poussière. Les idoles d'Astarté et les statues du soleil ne se relèveront plus" (Esaïe 27:9). Esaïe parle ici des pierres de temples païens. De temples païens éclairés par des chandeliers où l'on pourrait, certes, utiliser des "ustensiles du Temple". Mais Esaïe annonce que les pierres de ces temples païens tomberont en poussière comme si elles étaient de craie et de chaux. Les pierres murales étaient alors blanchies à la chaux, leur donnant un bel aspect uniforme, mais Esaïe dit que ces pierres sont "réduites en poussière". Derrière le décor que l'on donne à voir, la maison tombe en ruine. Jésus, s'adressant "aux scribes et aux Pharisiens hypocrites", les appelle "des sépulcres blanchis pleins d'ossements de morts et de toutes sortes d'impuretés" (Matth. 23:27). Derrière la façade blanche de leur respectabilité, se cachent des êtres moribonds. "Les ossements" décrivant leur état spirituel et les "impuretés", leurs actions cachées. Nulle ménorah dans leurs assemblées, mais les paroles du Seigneur s'inscrivent, elles aussi, sur "le mur blanchi à la chaux" de ces lieux où l'on boit dans les "ustensiles du Temple". Le constat fait écho à celui qui décrivit le roi de Babylone : "méné, méné, shekel, farsin" (pesé, pesé, léger, divisé).

On connait les méfaits de la mérule, ce champignon qui dévore les boiseries et que l'on appelle "la lèpre des maisons". Le livre du Lévitique consacre un chapitre entier sur les traces de moisissure sur les murs d'une maison. Il y est spécifié qu'une maison atteinte par une "lèpre maligne" devait être détruite (Lév. 14:43 à 45). Mais la maison de Belshatsar n'était-elle pas, elle aussi, atteinte par cette "lèpre maligne" ? Et de ce fait, elle fut "détruite". Non que son palais fut rasé, mais le roi fut tué cette même nuit, et il fut le dernier de sa lignée à régner sur Babylone. Si la mérule prolifère dans une maison mal aérée et humide, ne se peut-il pas qu'une autre forme de "lèpre" prolifère, elle aussi, dans une "maison" d'où la ménorah a été ôtée et d'où la douce et chaude lumière est absente ? L'Eglise du Dieu vivant est, quant à elle, formée de "pierres vivantes" (1 Pi. 2:5) qui, ensemble, forment "l'édifice de Dieu" (1 Cor. 3:9) où la ménorah a sa place et y diffuse sa lumière. Mais dans le palais de Belshatsar, c'est à la lumière d'un chandelier que se découvre l'inscription sur le mur, décret divin marquant la fin brutale de son règne. Sa repentance aurait pu lui sauver la vie. Il choisit d'ignorer l'avertissement. Il mourra dans la nuit. "Insensé, cette nuit même ton âme te sera redemandée" (Luc 12:20). 
 


Par ta lumière nous voyons

C'est à la lumière de ce chandelier (nebrasha) que le roi de Babylone va voir, de ses yeux, les doigts d'une main écrire le décret qui scelle désormais son tragique destin. Ce chandelier-là a pour seule utilité d'éclairer la conscience du roi profanateur sur le constat pitoyable d'une vie "légère" et dépravée. "Et toi", dira Daniel au roi, "tu n'as pas humilié ton cœur... tu t'es élevé contre le Seigneur des cieux, les vases de sa maison ont été apportés devant toi, et vous vous en êtes servis pour boire du vin. Tu n'as pas glorifié le Dieu qui a dans sa main ton souffle et toutes tes voies. C'est pourquoi, il a envoyé cette extrémité de main qui a tracé cette écriture. Voici l'écriture qui a été tracée : compté, compté, pesé, divisé... tu as été pesé dans la balance et tu as été trouvé léger..." (Dan. 5:22 à 27). Oui Seigneur, "Tu donnes à chacun le salaire que méritent ses œuvres".

N'était-ce pas le cas de l'Eglise de Laodicée ? N'a-t-elle pas été trouvée "légère" ? Or, que lui dit Jésus ? "Ne sais-tu pas ?". Mais c'est une question qui amène une information. "Tu es pauvre, aveugle et nue". La question : "ne sais-tu pas ?" pourrait également se reformuler ainsi : "as-tu conscience que tu es pauvre, aveugle et nue ?". "As-tu conscience que tu es misérable, aveuglée sur toi-même, indécente et dépouillée de tout ?". Cette question est aussi une invitation. Le Seigneur amène Laodicée à une prise de conscience afin qu'elle puisse s'en repentir, se revêtir et se oindre afin qu'elle voie à nouveau. "Par ta lumière nous voyons la lumière" (Ps. 36:10). "Par ta lumière..." parce qu'il est la lumière du Monde (Jn. 8:12). Non pas la lumière émise par un chandelier "nebrasha", mais par la ménorah qui porte la Lumière de l'Esprit de Dieu. "Par ta lumière, nous voyons...", parce que sa lumière illumine nos cœurs et nos vies. "Si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion" (1 Jn 1:7). "Et tes yeux flamboient comme une flamme ardente".

une lampe qui brille dans un lieu obscur

"J'ôterai la ménorah de sa place". Ce n'est pas encore fait. Le Seigneur avertit. "Si je dois le faire, je le ferai ! Mais je ne le ferai que si c'est absolument nécessaire, alors, repens-toi !".

Si vous êtes dans un "palais" où règne l'obscurité parce que le Seigneur en a ôté "la ménorah de sa place", ou dans un autre lieu dont la seule lumière est celle d'un chandelier qui éclairera bientôt les doigts d'une main, celle-ci devant écrire sur le mur le constat de son état affligeant, alors "sortez de Babylone" (Esaïe 48:20) ! Car ce lieu a beau avoir l'apparence d'un palais, il n'en est pas moins l'antre de dieux païens. Si c'est l'un de ces "palais" où l'on boit dans des calices d'or, où l'on fait bonne chair en buvant dans "les ustensiles du Temple", là où festoient nombre de "courtisans et de concubines", "sortez de Babylone" (Jér. 50:8). Car ce qui a été écrit sur la chaux de ces "pierres de chaux" va bientôt se réaliser. "L'explication de Daniel" trouvera bientôt son accomplissement. Ce "palais" connaîtra bientôt le sort de celui de Belshatsar. "Cette même nuit, Belshatsar fut tué" (Dan. 5:30). Ce qui laisse supposer de ce qu'il advint de ces "joyeux convives". Alors qu'ils festoyaient gaiement, les Mèdes et les Perses pénétraient, par ses portes, dans la ville. Cet empire allait bientôt passer dans d'autres mains. Pour tous ces lieux dont les murs sont "blanchis à la chaux" mais dont "les pierres tombent en poussière...", "le temps est proche" (Apoc. 22:10). 

"Quiconque lira cette écriture et m'en donnera l'explication sera revêtu de pourpre et portera un collier d'or" promet Belshatsar, terrorisé par ce qu'il vient de voir (Dan. 5:7, 16). Ce que Daniel refusera, et pour cause. "Je te montrerai le jugement de la grande prostituée qui est assise... c'est avec elle que les rois de la terre se sont livrés à l'impudicité, et c'est du vin de son impudicité que les habitants de la terre se sont enivrés... cette femme était vêtue de pourpre et d'écarlate et parée d'or... elle tenait dans sa main une coupe d'or, remplie des abominations et des impuretés de sa prostitution" (Apoc. 17:1, 2, 4). Daniel refusait tout compromis. La pourpre et l'or étaient pour la grande prostituée. L'ombre de la "Concubine des concubines" couvrait déjà les lieux. Elle avait étendu son voile rouge écarlate sur tous ces lieux où l'on n'a pas voulu entendre l'appel du Seigneur : "je te conseille d'acheter de moi de l'or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs afin que tu sois vêtu" (Apoc. 3:18). Le Psalmiste dira : "Par ta lumière nous voyons la lumière", parce que c'est lui qui "illumine les yeux de notre cœur" (Eph. 1:18). Si la lumière de la ménorah illumine à nouveau le Lieu Saint de notre cœur, "nous verrons la lumière", comme le dit lui-même le Seigneur Jésus : "pendant que vous avez la lumière croyez en la lumière, afin que vous soyez des enfants de lumière (Jn. 12:36). Nous fûmes autrefois "des ténèbres" (Eph. 5:8), mais nous sommes aujourd'hui "enfants de lumière" (1 Thess. 5:5).

"Et nous tenons pour certaine la parole prophétique à laquelle vous faites bien de prêter attention comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu'à ce que le jour vienne à paraître et que l'étoile du matin se lève dans vos cœurs" (2 Pi. 1:19). "Glorifiez donc Dieu dans les lieux où brille la lumière, le Nom de l’Éternel, le Dieu d'Israël" (Esaïe 24:15). 

"Je te conseille d'acheter de moi...", dira Jésus à Laodicée. Ce n'est bien évidemment pas une obligation mais cela lui est fortement conseillé. Esaïe dira : "Venez, achetez, sans argent, sans rien payer" (Esaïe 55:1). Le Salut est gratuit. Le prix a été payé. Jésus a payé le prix fort, celui de sa vie. 

 

JiDé

 

Notes

* Apocalypse 11:4 : "ce sont les deux oliviers et les deux chandeliers d'or...". Jean fait référence ici au livre de Zacharie (Za. 4:1) où il est bien fait mention d'une "ménorah". Preuve que le mot grec traduit indistinctement les mots "chandelier" et "ménorah". 

**Les textes en bleu sont tirés du texte de l'Apocalypse en introduction.
 

 

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