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Nelson Glueck, archéologue et découvreur

Nelson Glueck, archéologue et découvreur

Si les récits bibliques mentionnent nombre de lieux, de villes, de peuples et de civilisations, ces mots n'évoquent généralement pas grand chose à la grande majorité de leurs lecteurs. Pourtant, derrière ces célèbres inconnus, il y eut autrefois des hommes et des femmes plus semblables à nous dans leur humanité qu'ils ne se différenciaient par leurs modes de vie et leurs coutumes. Quelques trente siècles peuvent bien nous séparer, ils nous reviennent tout au long de notre lecture. On ne peut donc raisonnablement en occulter la présence. Si elle leur avait été accessible, l'Histoire de France leur aurait été tout aussi étrangère. Les grandes figures du Monde Moderne leur seraient tout aussi inconnues. Mais si le récit biblique s'inscrit dans l'Histoire Antique, il n'en demeure pas moins intemporel de par le message qu'il véhicule. C'est justement parce qu'il s'est gravé dans l'Histoire des hommes qu'il peut encore nous parler, à nous, aujourd'hui. 

Au fil des siècles, des chercheurs passionnés et talentueux se sont levés pour lire les traces que le Passé nous a laissé. Ces traces, elles nous conduisent là où ont vécu ces peuples aujourd'hui disparus mais que mentionnent, à de nombreuses reprises, les Écritures. Il subsiste, éparpillés çà et là, des vestiges de leur passage sur terre. Ces morceaux de céramiques, ces parchemins usés par le temps, ces quelques ruines de maisons ou de temples mises à jour par le travail inlassable de leurs équipes, nous font découvrir l'histoire de ces peuples dont les récits bibliques nous content quelques bribes. De cette Histoire qui, au travers de la lecture de la Bible, devient également la nôtre. 

Découvrir et transmettre

Au fil des siècles, bien des hommes et des femmes se sont levés pour éclairer de leurs connaissances et de leur savoir ce qui constitue notre lecture quotidienne. L'un d'eux s'appelait Nelson Glueck. Si son nom est généralement inconnu du grand public, il n'en est cependant pas moins l'une des grandes figures de l'archéologie biblique. Il ne fut pas seulement un archéologue, c'était également un découvreur. Nelson Glueck est né de parents juifs lituaniens le 4 Juin 1900 à Cincinnati, dans l'État de l'Ohio aux États-Unis. Après des études à l'Hebrew Union College de sa ville, il est ordonné rabbin à l'âge de vingt-trois ans. Il poursuit ensuite ses études bibliques à Berlin, puis à Iéna où il prépare un doctorat. À son retour aux États-Unis, il devient l'élève du fondateur de l'archéologie biblique William Foxwell Allbright à l'Université Johns Hopkins de Baltimore, dans l'État du Maryland. En 1932, il devient, pour deux ans, Directeur de l'American School of Oriental Research (École Américaine de Recherches Orientales), orientée vers l'étude des peuples et des cultures du Proche-Orient. En 1934, il devient Professeur à l'Hebrew Union College, où il avait débuté ses études. Il se spécialise alors dans l'archéologie biblique qu'il enseigne à partir de 1936. Il deviendra également le Directeur de l'American School of Oriental College de Bagdad, de 1942 à 1947. 

Tout au long de sa carrière, Nelson Glueck va visiter et localiser plus de mille cinq cents sites, en Transjordanie, dans les déserts du Sinaï comme du Néguev. Quelques exemples de sites identifiés par Nelson Glueck : Tsaphon (Tell Qos), Penuel (Tell ed Dhahab), Succoth (Tell Deir'alla), Zarethan (Tell es Saidiyeh), Jabesh en Galaad (Tell el Meqbereh), Abel Meholah, la patrie d'Élisée (Tell Maqlub) ou encore Ramoth en Galaad (Tell Ramith, près de la frontière jordano-syrienne). Il définira également une méthode de reconnaissance des sites visités par la céramique découverte sur les lieux. Son travail, qualifié de prodigieux, est encore aujourd'hui inégalé. Il fut l'un des plus grands archéologues spécialistes d'Israël. Il découvrit les méthodes d'irrigation des Nabatéens dans le Néguev. S'inspirant de celles-ci, il créa, avec le Gouvernement israélien, un système d'irrigation dont bénéficient aujourd'hui les populations vivant dans le désert. Le 20 Janvier 1961, Il prononce la bénédiction d'investiture du Président J.F. Kennedy, et le 13 Décembre 1963, il fait la couverture du "Time Magasine". Il décède à Cincinnati, dans sa ville natale, le 12 Février 1971, à l'âge de soixante et onze ans. Les dernières années de sa vie, il avait été Directeur de cette même école où il avait débuté sa carrière d'enseignant. La section d'archéologie biblique de l'Hebrew Union College de Cincinnati porte désormais son nom.

La Grâce dans les Écritures

Mais Nelson Glueck, ne fut pas seulement un enseignant émérite. Il fut également l'auteur d'ouvrages faisant encore référence aujourd'hui et un fin connaisseur des Écritures Saintes (il faut entendre ici le Tanach, l'Ancien Testament). Nelson Glueck est notamment l'auteur d'un ouvrage intitulé "Hesed in the Bible". Le mot hébreu "Hessed" pourrait se traduire par "Bonté, grâce, bienveillance, fidélité, attachement, faveur, affection, compassion, clémence". Il apparaît 240 fois dans le Tanach (l'Ancien Testament), ce qui atteste de l'importance de ce concept pour ses rédacteurs. Nelson Glueck démontre, dans cet ouvrage, que le "Hessed" était un concept fondamental de l'ancienne religion hébraïque. Il y décrit sa signification dans les rapports humains ainsi que dans "la relation de l'homme avec la divinité". Il y démontre également que, selon les Écritures, cette notion devait être la norme entre deux personnes qui ont contracté une alliance et se sont engagées par serment. Ainsi, selon Glueck, le Hessed prend donc sa place dans les valeurs religieuses essentielles d'Israël, parce que cette religion est justement principalement fondée sur la notion "d'Alliance". Selon Glueck, il y a dans le "Hessed" une notion de loyauté qui doit être mutuellement respectée par les parties contractantes de l'Alliance. L'Histoire biblique a démontré, à de nombreuses reprises, combien le peuple d'Israël a bien souvent manqué à cet engagement, contrairement à la Personne de Dieu qui y est demeurée fidèle et qui en a toujours scrupuleusement respecté les clauses. Ce que malheureusement le Professeur Glueck, malgré sa grande érudition, n'a pas compris, c'est que cette Alliance a été renouvelée dans la Personne de Yeshoua, le Seigneur Jésus-Christ, pour pallier aux nombreuses transgressions de l'autre partie, mais également pour démontrer à tout homme Sa Grâce, Sa bonté, Son empathie, Sa bienveillance, Sa fidélité, Son attachement, Sa faveur, Son affection, Sa compassion et Sa clémence. Et celles-ci se manifestent tout autant dans l'Ancienne que dans la Nouvelle Alliance car Dieu, en tout temps, demeure identique à Lui-même. 

 

JiDé

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