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Habakuk et la fière parure des Chaldéens

Babylone - Les jardins suspendus

Babylone - Les jardins suspendus

Bien que cité à plusieurs reprises par les rédacteurs des Écrits du Nouveau Testament*, le prophète Habakuk est généralement assez peu connu, si ce n'est par ces quelques mots : "Le juste vivra par la foi" (Hab. 2:4).

Ces mots seront, pour le père de la Réforme que fut Martin Luther, l'élément déclencheur de ce raz-de-marée que sera le Protestantisme dans l'Europe christianisée du seizième siècle. Cette référence au Protestantisme n'est pas anodine pour la compréhension de ce livre car, comme tout livre prophétique, celui-ci, bien qu'il s'inscrive dans le contexte immédiat de son auteur, est porteur d'un message intemporel qui, s'il fut essentiel au seizième Siècle, demeure, encore aujourd'hui, un message pour notre temps. Tout d'abord, de par cette vérité absolue qu'il professe et sur laquelle se fondent les écrivains du Nouveau Testament, fondation de la foi biblique, mais également de par la diatribe adressée aux "chaldéens" de notre monde moderne. Je reviendrai plus loin sur l'identité de ceux-ci, que fustige le prophète sous l'inspiration de l'Esprit de Dieu.

Faut-il rappeler que le rôle du prophète biblique n'est pas principalement d'annoncer des événements futurs, mais d'inciter le peuple à revenir à son Dieu et à se détourner des idoles ? La deuxième fonction du prophète est également de proclamer le jugement sur les nations pour leur attitude envers le peuple de Dieu. Tout message prophétique de la Bible s'inscrit tout d'abord dans un contexte précis dont il faut tenir compte car il en définit et en détermine le sens, mais il a une portée bien plus large. Les prophètes bibliques s'adressent à la fois à leurs contemporains et aux générations futures. Leurs messages ont traversé les siècles pour arriver jusqu'à nous et ils ont encore quelque chose à nous dire, d'autant plus que nous sommes, nous, cette "génération dernière" (dor aharon) dont nous parlent les Écritures.

Pour comprendre le sens du message qu'Habakuk adresse à notre génération, il nous faut donc nous replonger dans le Passé, au septième Siècle avant notre ère. 

Les Chaldéens d'hier et d'aujourd'hui 

La date de rédaction du livre est inconnue, mais on peut penser qu'Habakuk vécut en Juda à l'époque du roi Jojakim (608-597). La prophétie d’Habakuk remonterait à quelques années avant la destruction de Ninive, lorsque les Chaldéens (peuple de la Basse-Babylonie, région proche de l'actuel Golfe Persique) brisèrent le joug de la domination assyrienne. La ville assyrienne de Ninive tomba en l'an 612 avant notre ère. La Chaldée devint alors cette nouvelle puissance qui étendit ses territoires, ainsi que son pouvoir, sur les régions environnantes. Lorsque l'empire babylonien prit de l'essor, les Chaldéens demeurèrent très présents dans les hautes sphères étatiques, représentant également l'ethnie majoritaire au sein de ce nouvel empire qui ne cessait de s'accroître. Ils s'imposèrent dans les classes dirigeantes de Babylone comme une forme d'aristocratie. Mais leur pouvoir n'était pas que politique. Il était également religieux.
 

Grand prêtre, et roi de Babylone


A Babylone, selon l'historien Hérodote, le mot "chaldéen" était synonyme de prêtre du dieu Bel Mardouk, car ils étaient les seuls à remplir les fonctions ecclésiastiques dans la capitale du nouvel empire. Ces prêtres étaient considérés comme des "sages" (leur avis faisait office de décret). Ils passaient également pour d'habiles enchanteurs, magiciens et devins. Le livre de Daniel nous démontre cette influence des Chaldéens à la cour royale. Alors que Nabukadnetzar a fait un songe, les Chaldéens présents à ses côtés lui proposent de le leur conter afin qu'ils en donnent l'interprétation (Daniel 2:1 à 4), ce que, malgré toute leur science, ils seront incapables de faire. C'est justement cette incompétence qui va permettre à Daniel d'entrer en scène et de pénétrer le cercle intime du monarque. Daniel et ses compagnons avaient été formés "dans toute la science des Chaldéens" avant d'être admis à la cour. Ces jeunes hommes étaient "doués de sagesse, d'intelligence et d'instruction, capables de servir dans le palais du roi", et on leur avait enseigné "les lettres et la langue des Chaldéens" (Dan. 1:4). Mais tout cela survint afin que Daniel puisse annoncer au roi de Babylone ce que Dieu avait à lui dire. 

Luther, bien qu'il ne soit pas prophète, eut, lui aussi en son temps, un message à délivrer à cette oligarchie religieuse, au pouvoir à son époque. Mais comme je l'ai dit plus haut, le message des Prophètes est intemporel et celui d'Habakuk ne l'est pas moins. Ce même Habakuk auquel se référa Luther pour réitérer cette vérité étouffée par le pouvoir chaldéen de son époque (le salut s'obtient par la foi) a peut-être encore quelque chose à dire aux "Chaldéens" d'aujourd'hui. Existerait-il encore de nos jours un pouvoir oligarchique religieux qui imposerait sa présence auprès de chefs d'état dans ce qui pourrait être, en ce vingt et unième siècle, un "nouvel empire" ? Le titre de cet article, associant le nom d'un prophète et la citation d'un autre, pourrait peut-être répondre à cette question. 

"Babylone, l'ornement des royaumes et la fière parure des Chaldéens", cette phrase est tirée du livre du prophète Esaïe (Es. 13:19). Cette "fière parure" mérite que l'on s'y intéresse un instant d'un peu plus près. "Babylone, l'ornement des royaumes...". Le mot "ornement" se dit en hébreu "tsebiy" et signifie : "une beauté, une gloire éclatante, une élite, ce qui est honoré, décoré"Un titre que l'on pourrait attribuer à une "reine de beauté" après avoir remporté un concours et portant sur sa tête la couronne de la victoire. Babylone est donc reconnue pour sa beauté qui dépasserait celle de ses concurrentes éventuelles. "Babylone, l'ornement des royaumes et la fière parure...", "Ga'own" : une exaltation orgueilleuse, ce qui est majestueux et arrogant". "Et la fière parure...", "tipharah" : une beauté arrogante, finesse, beauté raffinée, splendeur"Voilà la description de cette Babylone qui fait ainsi la splendeur de ces nations qu'elle s'est assujetties et dont elle tire sa richesse et son orgueil, cette cité des Chaldéens à qui s'adressait autrefois le message de ce prophète de Dieu. Un message qui s'adresse aujourd'hui encore à cette Babylone dont l'apôtre Jean disait, en écho au message d’Esaïe, qu'elle est "tombée" et qu'elle devrait tomber à nouveau.  
 

Babylone d'aujourd'hui


Un message pour notre époque

Lorsque l'on cherche à transposer le message d'Habakuk à notre époque, il serait aisé de faire le rapprochement entre Babylone et celle que l'on nomme "la grande prostituée revêtue de pourpre et d'écarlate". Cela ne serait pas faux en soi mais il serait, à mon sens, inapproprié de ne focaliser le faisceau lumineux émanant du livre d'Habakuk (Hab. 3:4) que sur une seule des têtes de la Bête sur laquelle la prostituée est assise (Apoc. 1:15). En effet, depuis quelques années, une nouvelle forme d'oligarchie chaldéenne est apparue. Elle rassemble par milliers ses adeptes, leur proposant une interprétation des textes bibliques aussi éloignée que fut celle contre laquelle Luther s'était élevé. Il faut aujourd'hui reconnaître que le message d'Habakuk a élargi sa cible. D'autres chaldéens sont apparus sur la scène. Ézéchiel, quant à lui, nous parle de deux sœurs qui se seraient également prostituées : Ohola et Oholiba (Ézéchiel 23). Ce récit allégorique du prophète vise à stigmatiser Samarie et Jérusalem dans leurs comportements adultérins envers leur Dieu. Le prophète ne mâche pas ses mots dans la description qu'il donne de ces deux villes. Toutes deux se sont détournées de leur Dieu pour "s'accoupler" avec l'Assyrie et ses princes, mais plus encore, avec ses divinités.  

On pourrait penser que la sœur aînée, voyant sa cadette se "développer" en beauté et en gloire, a cherché à s'acquérir ses bonnes grâces. D'autant plus qu'elle voyait, en nombre croissant, ses fidèles se détourner d'elles pour rejoindre les rangs de la nouvelle venue. Restée longtemps discrète, "la petite sœur" a découvert le pouvoir de ses charmes et s'en est servi, s’assujettissant un nombre croissant de fidèles. Des "chaldéens nouvelle génération" se sont levés en son sein et se sont approprié les sièges que l'on avançait sous eux. Par des pratiques pernicieuses, des méthodes issues du marketing, ces "chaldéens de la dernière heure" ont acquis un pouvoir et une autorité que leur jalouse aujourd'hui celle qui, autrefois, mésestimait cette "petite sœur". 

Constatant la croissance de sa rivale, elle cherche aujourd'hui à s'en attirer les bonnes grâces. Cette "petite sœur" doit également sa croissance à sa richesse. Richesse qu'elle s'est acquise en ponctionnant ses ouailles à coup de soit disant "promesses divines". Les indulgences que vendait autrefois sa grande sœur et dont Luther condamnait à la fois l'usage et la pratique, ont revêtu un nouvel habit. On ne leur vend désormais plus le Salut éternel mais la "Prospérité" et cela à grand prix, celui de multiples sacrifices qui ne se solderont jamais que par un déficit tant financier que moral. Mais même dans l'adversité, il faut préserver l'apparence. Si Ohola conserve une paramentique traditionnelle, sa petite sœur Oholiba, elle, privilégie la sapologie (ou culte de l'apparence) de bon ton. Aujourd'hui encore, la spiritualité est à la mode. 

  

Le culte de l'apparence


J'ai parlé plus haut de Daniel à qui l'on avait enseigné "les lettres et la langue des chaldéens". Cette "langue des chaldéens" de notre siècle, celle dont on apprenait autrefois les déclinaisons sur les bancs de l'école, n'est plus beaucoup d'usage aujourd'hui, si ce n'est dans cette petite cité-état dont le livre de l'apocalypse semble décrire la chute aussi brutale que soudaine. Tout comme la population de Babel, les Chaldéens d'aujourd'hui ont adopté "un même langage et des mêmes mots" (litt. "un même langage et des mots uniques"). Ohola et Oholiba prônent aujourd'hui un rapprochement qu'elles nomment "unité" et qui n'est autre qu'une absorption progressive. N'ayant pu ni anéantir, ni détruire, celle qu'elle considérait (et considère toujours) comme sa rivale, elle cherche aujourd'hui à en faire son alliée.

L'ennemie invaincue est devenue une alliée potentielle qu'elle cherche néanmoins à réintroduire dans son sein, tout comme le fit, en son temps, Babylone qui déporta la population d'Israël de sa Terre promise pour intégrer sa noblesse dans ses murs et sa population dans ses campagnes. Cette "grande ville" qui fut autrefois "ivre du sang des saints et des témoins de Jésus" (Apoc. 17:6), cherche aujourd'hui à faire retrouver à la petite effrontée "le droit chemin" de celle qui se dit à la fois "sainte" et "mère" et dont le leader porte, pour titre usurpé, le nom de "roi des rois" (Apoc. 17:14, 18). Serait-ce donc à celle-ci que s'adresse, à travers les siècles, le prophète Osée lorsqu'il dit : "Plaidez, plaidez contre votre mère, car elle n'est pas ma femme et je ne suis pas son mari. Qu'elle ôte de sa face ses prostitutions et de son sein l'adultère" (Os. 2:2) 

Ohola et Oholiba

"Fils de l'homme, il y avait deux femmes, filles d'une même mère..." (Ézéchiel 23:2), ou plus littéralement : "Ben adam, deux femmes filles d'une mère, une seule". Le prophète semble jouer sur le fait que lui, en tant que "fils d'homme" (ben adam), il soit observateur de ces trois femmes dont deux sont désignées comme des prostituées. Dans la symbolique biblique, la prostitution est assimilée à de l'idolâtrie. Et le texte poursuit : "filles d'une mère, une seule, et elles se sont prostituées" (23:2). "Elles étaient et elles se sont...". Comment deux sœurs peuvent-elles se prostituer toutes deux ? Peut-être justement parce que leur propre mère était déjà elle-même une prostituée. 

"D'une mère, une seule". "Em" se traduit généralement par le mot "mère", mais il peut également se traduire par les mots "point de départ", mais aussi "division" ou encore "carrefour". Dieu, s'adressant à son peuple par la bouche d’Ézéchiel, lui reproche d'avoir bâti "ses maisons de prostitutions à l'entrée de chaque chemin" (Ézéchiel 16:31). Cette "mère" constitue donc un "point de départ" de quelque chose, peut-être une "division" entre ces trois "femmes". N'est-ce pas ce qui se produisit lors de l'institution de la Réforme ? Et le texte poursuit en disant : "elles se sont prostituées (zanah)". "Zanah" signifie "prostitution, adultère, débauche" Et le texte poursuit : "elles se sont prostituées en Egypte (Mitsraïm)". Le nom que les écrivains bibliques utilisent pour parler de ce pays est "Mitsraïm", ce qui signifie "double enfermement". Dans le Nouveau Testament, le texte grec mentionne le mot "Aigypton", mais l'origine de ce mot est incertaine. Ainsi, lorsque l'on parle de "prostituée", l'expression "maison close" prend tout son sens en ce que, en se livrant à la prostitution, elles se sont retrouvées "enfermées, séquestrées" dans le pays de Mitsraïm par ceux-là même qui les avaient séduites. Néanmoins, l'auteur ne pouvait bien évidemment qu'ignorer cette expression moderne, bien que le principe, contenu dans le texte prophétique, dépasse de loin le cadre historique dans lequel il a été rédigé. Si son message a trouvé écho à toutes les époques de l'Histoire, il ne peut que résonner encore aujourd'hui pour nos contemporains. Si le message initial d’Ézéchiel s'adressait à Samarie et à Jérusalem, il subsiste encore aujourd'hui des "Ohola" et des "Oholiba" à qui la Parole de Dieu est adressée. Ézéchiel ajoute qu'elle a "multiplié ses prostitutions avec le pays de Canaan et jusqu'en Chaldée" (Ézéchiel 16:29)
 

 
"La femme vêtue de pourpre et d'écarlate tenait dans sa main une coupe d'or, remplie des abominations et des impuretés de sa prostitution" (Apocalypse 17:4). Coupe qu'elle offre à boire à ceux qui succombent à ses charmes. Or, le prophète Habakuk dit justement quelque chose d'intéressant à ce sujet : "Malheur à celui qui fait boire son prochain, à toi qui verses ton outre et qui l’enivres afin de voir sa nudité" (Hab. 2:15). "Malheur à celui qui fait boire son prochain...". Le mot "boire" se dit ici en hébreu "mashkèh" et s'écrit avec les lettres "mêm shin koph hé". Le "hé" représente le souffle de l'homme, son haleine, son âme, le souffle de vie. Le texte hébreu fait ici un jeu de mots entre l'haleine de l'ivrogne et le souffle de vie qui l'anime. Les trois premières lettres du même mot (mêm shin koph) signifient, quant à elles, "posséder, prendre possession". 

"Malheur (howy) à celui qui fait boire...". "Howy" peut également signifier "fuyez". "Malheur" à celui qui cherche à s'approprier l'âme d'une autre personne (en la faisant boire ou en cherchant à avoir un quelconque ascendant mal intentionné sur elle). "Fuyez" la personne qui cherche à s'approprier votre vie, votre volonté, votre âme, votre conscience. 

"Malheur à celui qui fait boire son prochain, à toi qui verses (saphah) ton outre...". "Saphah" (verser) : "se joindre, s'attacher, s'unir" mais aussi "être frappé de lésion cutanée". Se joindre à cette "femme" n'est pas sans conséquences et boire à sa coupe, c'est participer à ses jugements. Se "joindre, s'attacher, s'unir" à elle, c'est courir le risque de se voir frapper de ces "lésions cutanées", de cette "lèpre" dont l'Ecriture fait abondamment mention. Mais également de se voir frapper par les jugements qui ne manqueront pas de s'abattre sur elle. 

"Malheur à celui qui fait boire son prochain, à toi qui verses ton outre (chanatheka)". "Chanatheka" est un hapax, un mot qui n'apparaît qu'une seule fois dans les Écritures. Il provient du mot "shemet" (peau : la peau d'un animal dont on faisait des outres). Une autre traduction donne "commotion, oppression, calamité". L'allusion est intéressante. Il est fait, d'une part, mention de lésions cutanées et d'autre part d'une "peau de bête", référence à l'animalité de l'être humain lorsqu'il se livre à l'inconduite de la "femme vêtue de pourpre" en buvant à sa coupe. 
 


"Elle tenait dans sa main une coupe d'or remplie d'abominations et des impuretés de sa prostitution" (Apoc. 17:4). L'apôtre Jean reprend ici un thème bien connu des Prophètes Osée et Ézéchiel dont la symbolique est suffisamment évocatrice. Osée dira : "A peine ont-ils cessé de boire qu'ils se livrent à la prostitution" (Os. 4:18). Prostitution spirituelle qui, selon lui, "égare" et "fait perdre le sens" (Os. 4:11,12). Leurs œuvres ne leur permettant plus de revenir à leur Dieu (Os. 5:4). Si Ézéchiel voit s'étendre ses prostitutions sur "le pays de Canaan et jusqu'en Chaldée" (Ez. 16:29), l'apôtre Jean se voit montrer, par l'ange, "le jugement de la grande prostituée qui est assise sur les grandes eaux". Ces "grandes eaux"  symbolisant les nations qui se sont alliées à elle. Cette femme "assise sur une bête écarlate, vêtue de pourpre et d'écarlate et parée d'or, de pierres précieuses et de perles... tenait dans sa main une coupe d'or remplie des impuretés de sa prostitution (Apoc. 17:1 à 6). Et si Habakuk voyait en elle "l'ornement des royaumes, la fière parure de chaldéens" (Hab. 3:4), cet autre prophète qu'était Nahum disait d'elle qu'elle "vendait les nations par ses prostitutions et les peuples par ses enchantements" (Nah. 3:4).

Conclusion

"Le juste vivra par la foi", avait dit le prophète Habakuk. Mais bien plus tard, lorsque l'apôtre Paul s'adressera aux Galates, enclins à se détourner de cette vérité toute simple et cependant si profonde pour revenir à des "formes extérieures de religiosité", il leur dira : "Ô Galates dépourvus de sens ! Qui vous a fascinés (en grec : "baskeino" : ensorceler, charmer, fasciner") ainsi, vous aux yeux de qui Jésus-Christ a été peint comme crucifié ?... Est-ce par les œuvres de la Loi que vous avez reçu l'Esprit ou par la prédication de la foi ?... Avez-vous tant souffert en vain ?" (Galates 3:1 à 4). Certaines traductions n'hésitent pas à mentionner les mots "ensorceler, envoûter". Ceci n'est pas sans rappeler ces mots du prophète Nahum : "par ses enchantements" (Nah.3:4). Les Galates auraient-ils, eux aussi, été sous le charme de cette "femme vêtue de pourpre" ? 

Si la Parole de Dieu nous met en garde, par l'intermédiaire des Galates, c'est peut-être pour que, aujourd'hui, nous ne commettions pas les mêmes erreurs, et que nous ne prenions le risque, nous aussi, "d'être séduits" tout comme ils le furent eux-mêmes. 
 

Notes

* Romains 1:17; Galates 3:11; Hébreux 10:38. 

 

JiDé

Lire et étudier la Bible pour bien la connaître

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