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Moïse et la Statue de la Liberté

Moïse et la Statue de la Liberté

Ils furent des milliers à fuir la misère et la famine, espérant en une vie nouvelle dans ce qui leur paraissait être une Terre promise. Et alors que l'immense paquebot s'approchait des côtes, les gratte-ciels de New York se profilaient à l'horizon comme le gage d'une vie meilleure. Ils s'appelaient Vladimir Azakourian, Piotr Liednivsky ou Samuel Goldberg. Ils venaient d'Arménie, de Pologne, d'Irlande ou d'Allemagne. Érigée sur l'île de Liberty Island, à l'embouchure de l'Hudson, l'immense statue de la Liberté maintenait son bras élevé vers le ciel, portant dans sa main un flambeau symbolisant la lumière des nations. Sa silhouette imposante se dessinait sur les tours de Manhattan en arrière-plan. L'Amérique. Ce nom résonnait aux oreilles de ces migrants du bout du monde comme un espoir d'une vie meilleure. Ils déchantèrent très vite. Les logements exigus et insalubres dans lesquels s'entassaient des familles de toutes origines ne leur fournissaient rien de plus que ce qu'ils avaient quitté. Beaucoup d'entre eux allèrent grossir la masse salariale sous-payée qui ne pouvait fournir à leurs familles qu'un maigre gain arraché à la sueur de leurs fronts. Il se peut que beaucoup d'entre eux regrettèrent, tout comme les Hébreux dans le désert, les trop fameux "oignons d'Égypte" (Nombres 11:5)
 


Mitsraïm

"Voici les noms des fils d'Israël qui entrèrent en Égypte" (Exode 1:1, version Darby). Ils s'appelaient "Ruben, Siméon, Lévi, Juda, Issaccar, Zabulon, Benjamin…" (Exode 1:2, 3). Tout comme les Irlandais, au dix-neuvième Siècle, s'étaient exilés en Amérique pour fuir la famine, les Hébreux avaient quitté la terre de Canaan où ils étaient nés pour se rendre en Égypte (Genèse 43:1). Et de même que les fils et petits-fils d'immigrés firent de l'Amérique une grande nation, les Hébreux, quant à eux, devinrent un peuple nombreux et puissant au pays des Pharaons. Alors, "il s'éleva sur l'Egypte un nouveau roi qui n'avait pas connu Joseph" (Exode 1:8). Et progressivement, le pays se referma sur ses habitants. Le mot "Égypte" est celui que l'on trouve généralement dans la plupart des versions de la Bible. Cependant, celui-ci ne se trouve pas dans les manuscrits originaux. L'historien Flavius Josèphe y fait allusion en nommant ce pays "Egyptos". On ne connait pas vraiment l'origine de ce mot, mais il semblerait qu'il soit de souche grecque. On pourrait donc dater son apparition de l'époque ptoléméenne. Les textes bibliques, quant à eux, mentionnent le nom de "Mitsraïm". Mitsraïm était, à l'origine, un fils de Cham (Genèse 10:6), lui-même fils de Noé (Genèse 9:18). Il engendra diverses peuplades (Genèse 10:13) qui constituèrent la population d'un territoire qui porterait finalement son nom (Genèse 50:11). Et c'est au sein de ce peuple que les fils d'Israël vinrent s'établir. 

Le nom de Mitsraïm a une signification particulière qui a toute son importance pour ce qui nous occupe ici. Ce mot est en réalité ce que l'on nomme un "Pluriel dual", ce qui désigne ce qui va par deux. Il signifie "Double enfermement". Ainsi, lorsqu'il est dit "Voici les noms des fils d'Israël qui entrèrent en Égypte" (Exode 1:1, version Darby), on pourrait également lire : "Voici les noms des fils d'Israël qui entrèrent dans un double enfermement". On peut comprendre cette expression de plusieurs manières. L'une d'elles pourrait être historique, une autre serait plutôt spirituelle. "Voici les noms de ceux qui entrèrent…". Car chacun d'entre eux entrait, individuellement, dans ce double enfermement. À la fois physiquement et spirituellement. Ce "double enfermement" allait doucement se refermer sur les Hébreux pour les conduire dans une longue période d'esclavage. Le mot "mitsraïm" peut également signifier "étroitesse". Il a pour racine le mot "metser" qui signifie "frontières""Les enfants d'Israël furent féconds et multiplièrent, ils s'accrurent et devinrent de plus en plus puissants. Et le pays en fut rempli" (Exode 1:7).  Les Égyptiens, ayant peur d'être submergés par le nombre, les craignirent et les asservirent durement. Ils furent alors déplacés et confinés. Ils se retrouvèrent ainsi "doublement enfermés", car les Égyptiens ne seraient pas leurs seuls geôliers. Les puissances spirituelles qui étaient sur l'Égypte les maintiendraient également sous leur joug. L'épisode des dix plaies d'Égypte est en réalité le récit de la victoire de Dieu sur ces puissances spirituelles et ces principautés démoniaques, mais ce n'est pas ici le propos. "Etre en Mitsraïm", c'est se sentir à l'étroit. Celui qui se retrouve prisonnier de "l'Egypte" se retrouve "à l'étroit" dans ses propres frontières intérieures. Israël se croyait en sécurité en Égypte, il ignorait encore qu'il en était prisonnier. C'est pourquoi, il lui fallait en sortir pour retrouver sa liberté. 

Se faire un nom

À New York, certains de ces immigrants réussirent mieux que d'autres, firent des affaires, devinrent riches, même parfois très riches. Comme les habitants de Babel, autrefois, ils "se firent un nom". Et lorsqu'ils s'associaient avec leurs progénitures, leurs enseignes portaient fièrement l'ajout "& fils" à côté de leur patronyme. Beaucoup de ces anciens immigrés voulurent "américaniser" leurs noms parfois difficilement prononçables. Pour d'autres, leur patronyme trahissant une origine sémitique, ils le transformèrent en Gould, Gold, ou Bern. "Voici les noms des fils d'Israël, venus en Égypte avec Jacob et la famille de chacun d'eux". Et c'est ainsi que Yaacov devint Jacob, Réouben devint Ruben, Shiméon, Siméon. Zébouloun devint Zabulon, Benyamîn, Benjamin et Yehouda, Juda. "Voici les noms de ceux qui descendirent en Égypte…", mais ils y perdirent un peu de leur identité. C'est également l'un des effets pervers de l'influence de Mitsraïm. Elle dépersonnalise, formate, uniformise ceux qui se confient en elle. Elle se les approprie. Au fil du temps, les noms des fils d'Israël se retrouvèrent ainsi en exil, loin de leur signification véritable. 

Plus de quatre siècles séparent l'arrivée de Jacob en Égypte de la naissance de Moïse. Celui-ci fut adopté par une princesse Égyptienne et élevé à la cour de Pharaon. Selon André Chouraqui, "pendant trois générations, d'Ahmosé (appelé aussi Ahmosis) à Touthmosis II, cette dynastie n'aurait pas eu de descendants mâles, ce qui aurait favorisé l'adoption de Moshè par la maison royale"*. À ce propos, Il est intéressant de noter les similitudes entre les noms de Moshè (Moïse) et des Pharaons Ahmosé et Touthmosis. Dans ce cas, faut-il voir, dans le massacre des enfants mâles chez les Hébreux, un lien avec ce manque d'héritier de la couronne ? Se pourrait-il que les Égyptiens aient voulu offrir une sorte d'offrande sacrificielle à leurs dieux pour les rendre plus favorables ? La fameuse stèle de Mérenptah fait référence au peuple d'Israël, supposé avoir été "anéanti avec toute sa semence". Cette "semence" désignant les enfants mâles capables d'engendrer une postérité. Mais Moïse échappa à cet infanticide. Il devint prince d'Egypte. Hébreu de naissance, égyptien par son éducation, il devint Madianite par adoption et par mariage. L'enfant "sauvé des eaux" (c'est la signification de son nom) devint le libérateur de son peuple. La Mer allait bientôt s'ouvrir devant lui. 

*André Chouraqui : "Moïse".

Pi ha Hiroth

Après avoir quitté l'Égypte, les Hébreux arrivèrent à Pi ha Hiroth, ce qui signifie, en langue égyptienne, "la bouche de la liberté". Pi ha Hiroth représentait le dernier poste frontière de l'Egypte avant le désert. Mais tout ce qui vient de "Mitsraïm" est menteur. Un sentiment de fausse sécurité avait plongé le peuple hébreu dans la fournaise de l'esclavage. Pi ha Hiroth (la bouche de la liberté) profère des paroles mensongères. Elle laisse croire que l'on peut quitter Mitsraïm comme on veut, quand on veut, mais c'est un leurre. Lorsqu'on y pénètre, on en devient prisonnier. Mitsraïm ne laisse pas partir ses hôtes si facilement. À l'instar des frères de Joseph, les marchands qui y transitent et font commerce avec elle ont tous un "frère" retenu en otage (Genèse 42:18 à 20). Il y a toujours quelque chose, un "contrat" qui les lie. Elle garde toujours quelque chose de celui qui entre en elle, et lui donne en retour quelque chose d'autre qu'il lui faudra restituer. Joseph, ou plus exactement Tsaphnat Paenéach (Genèse 41:45), connaissait ce principe. C'est pour cela qu'il fit mettre sa propre coupe dans le sac de son frère Benjamin (Genèse 44:1, 2). Il s'en servit cependant à de bonnes fins. Le système pervers de "l'Egypte" (au sens spirituel du terme) oblige celui qui la quitte à "parrainer" quelqu'un d'autre et à ramener un "filleul" qui lui-même se retrouvera tenu de restituer ce qu'il n'a pas pris. C'est ainsi que ce système tentaculaire étend son pouvoir. Celui qui passe ce poste-frontière se doit d'y revenir. Mais le peuple hébreu fut délivré des puissances des ténèbres qui le maintenaient captif. Il fut totalement délivré de "la bouche de la liberté" qui lui mentait en prétendant qu'il pouvait quitter librement Mitsraïm, le "double enfermement". Mais une fois passé ce dernier poste-frontière, Israël se retrouvait au désert. Et "Les enfants d'Israël montèrent en armes du pays d'Egypte" (Exode 13:18). Ils passèrent Succoth et Etam, "à l'extrémité du désert" (Exode 13:20).  "L'Eternel parla à Moïse et dit : Parle aux enfants d'Israël, qu'ils campent devant Pi ha Hiroth, entre Migdol et la mer, vis à vis de Baal-Tsephown" (Exode 14:2). Pour bien comprendre ce texte, il nous faut lire cette phrase en tenant compte de la signification des noms qui y sont mentionnés. 

"Qu'ils campent devant Pi ha Hiroth (la bouche de la liberté) entre Migdol (les tours) et la mer. Vis à vis de Baal-Tsephown (le Maître du Nord, une statue d'une divinité égyptienne)". Il nous est parlé ici de la statue d'une divinité (la statue de la liberté représente la déesse Libertas), entre des tours et la mer. N'est-ce pas là une étrange description de Manhattan, de ce que virent les immigrants à bord du paquebot qui les emmenait sur cette "Terre promise" qu'était pour eux l'Amérique ? Que pourrait bien évoquer cette "bouche de la liberté" si ce n'est... la liberté d'expression ? Mais un pays où l'on est "à l'étroit dans ses frontières" n'est pas un pays où l'on jouit de la liberté d'expression. On ignore généralement que cette création de Bartholdi et de Gustave Eiffel devait normalement être vendue... à l'Égypte ! Mais le prix exorbitant demandé par ses constructeurs fit échouer la transaction. Elle fut donc vendue aux Américains. Le projet d'origine était d'édifier une statue à l'embouchure du Canal de Suez. L'œuvre aurait dû porter le nom de "L'Egypte apportant la lumière à l'Asie". Ayant changé de commanditaire, on modifia son nom en "Enlightening the world" (la liberté éclairant le monde). Cette fameuse statue était donc, à l'origine, destinée... à Mitsraïm !! Étrange retournement de l'Histoire. 

La sortie d'Egypte

"On annonça au roi de Mitsraïm que le peuple avait pris la fuite" (Exode 14:5). Le peuple hébreu venait de s'échapper du pays du "double enfermement". Un peu plus loin on peut lire : "Les enfants d'Israël entrèrent au milieu de la mer à sec" (Exode 14:22). La traversée de la Mer Rouge (Littéralement "la mer des joncs") n'est pas seulement un miracle, c'est aussi le renouvellement d'une alliance entre Dieu et Son peuple (Genèse 15:9 à 18). Ainsi, ce texte de la Genèse nous parle du "partage des animaux", qui était une pratique courante parmi les peuplades de ces terres orientales. Les contracteurs d'une alliance passaient ensemble au milieu des animaux et l'alliance était ainsi scellée. Cette "frayeur" et cette "grande obscurité" qui vinrent assaillir Abraham dans son sommeil (Genèse 15:12) symbolisaient quant à elles les années d'esclavage de sa future postérité (verset 13), avec la promesse du Retour en terre promise (verset 16), dont l'une des  frontières serait justement ce fleuve d'Egypte (verset 18). Cette frontière ne sera acquise qu'à l'époque de Salomon (1 Rois 4:21 /  2 Chroniques 9:26). Selon les Sages d'Israël, ce "Passage" (Pessah, en hébreu, que l'on traduit par "Pâque") de la Mer Rouge symbolise le temps pendant lequel le peuple d'Israël sera dispersé parmi les nations. Mais alors que les Égyptiens s'approchent dangereusement, "Moïse répondit au peuple : Ne craignez rien, restez en place, et regardez la délivrance que l'Eternel va vous accorder en ce jour" (Exode 14:13). Le texte traduit est déjà, tel quel, encourageant, mais le texte original est bien plus parlant. "La délivrance que l'Eternel va vous accorder en ce jour" se dit : "yeshouat IHVH aser ya'aseh lakem ha yowm". On retrouve ainsi dans cette phrase le Nom de Jésus (Yeshoua), la délivrance de ce danger imminent qui est en train de fondre sur eux. Le Nom de Jésus est également associé au Nom saint de Dieu (IHVH). L'expression "en ce jour" a, quant à elle, une portée prophétique. Elle se répétera dans le temps (Ezéchiel 30:9 fait même mention du "jour de l'Égypte") comme à bien d'autres époques car elle peut s'appliquer "aussi souvent que l'on peut dire 'aujourd'hui' " (Hébreux 3:13)

Un vent d'Orient

"Moïse étendit sa main sur la mer et l'Eternel refoula la mer par un vent d'Orient qui souffla avec impétuosité toute la nuit, il mit la mer à sec et les eaux se fendirent" (Exode 14:21). Même si le texte nous donne la description d'un événement unique, celui-ci revêt cependant une dimension plus universelle dans son interprétation. Le mot "yam" (la mer) peut également se traduire par "Occident" désignant plutôt ainsi une direction cardinale. Ainsi, il est écrit : "L'Eternel fit souffler un vent d'Occident (yam, Exode 10:19)"La mer désigne également, dans un sens prophétique, "les nations" (Apocalypse 13:1). On pourrait donc lire également : "Moïse étendit sa main sur (en direction de) l'Occident et l'Eternel refoula les nations par un vent d'Orient qui souffla avec impétuosité toute la nuit". Faut-il y voir là une invasion des peuples d'Orient en Occident, tout comme le craignait les Égyptiens, qui protégeaient particulièrement leur frontière orientale ? Cette même frontière par laquelle sortirent les Hébreux d'Égypte en passant par Pi ha Hiroth, "la bouche de la liberté". Scofield souligne, dans ses "commentaires", que dans les Écritures, "la mer est souvent l'image des peuples et des masses désorganisées". Dans son livre, Daniel, fait ainsi mention du songe de quatre bêtes. Il écrit : "Voici, les quatre vents des cieux firent irruption sur la grande mer (yam)" (Daniel 7:2). "La grande mer" désignant ici la Méditerranée. A bien des époques, et à de nombreuses reprises, il y eut des armées qui fondirent en grand nombre sur une autre nation. Le mot "yam" est généralement utilisé pour parler de la Méditerranée, la Mer Morte, la Mer Rouge ou la Mer de Galilée. Mais "Yam" peut également désigner l'Ouest, l'Occident. Lorsque les Hébreux étaient face à la mer avec les Égyptiens dans le dos, un grand vent se mit à souffler qui ouvrit les flots devant eux. Le parallèle avec le texte de Daniel (Daniel 7:2) peut laisser entrevoir, dans une perspective prophétique, le déplacement d'une population d'un lieu à un autre. Perspective qui s'est reproduite à de nombreuses reprises à travers l'Histoire, même si la traversée de la mer par les Hébreux est demeurée un événement unique. Selon les Sages d'Israël, la traversée de la mer par les Hébreux correspondrait à la période de dispersion au sein des nations. Mais, toujours selon les Sages, ce "Pessah" (ce passage), correspondrait également à la "naissance" du peuple hébreu. L'Égypte ayant été le lieu de sa conception, Israël, le "premier-né", sortait maintenant après que la "poche des eaux" se soit rompue. Cette rupture de la poche des eaux correspondant, métaphoriquement, à l'ouverture de la mer. Lorsque les flots des nations se refermeront, après que le peuple de Dieu soit passé au milieu d'eux, celui-ci ne sera pas loin de reprendre possession de sa terre celle que Dieu avait autrefois promise à Abraham (Genèse 15:18 à 21). Cette "quatrième génération" correspondant prophétiquement à l'époque que nous vivons aujourd'hui, celle qui vit la naissance de l'État d'Israël. 

New York, New York

"Entre Migdol (les tours) et la mer". Lorsque l'on pense à New York, on ne peut s'empêcher de penser aux Twin towers, "les deux tours". "Mitsraïm" aussi est un mot "qui va par deux". Ces tours n'existaient pas encore lorsque ces vagues d'immigrants arrivèrent en Amérique, venus de toutes les nations. À leur côté, la tour de Babel aurait paru bien petite. La diversité culturelle qu'elle incarne se retrouve cependant dans les rues de cette cité cosmopolite d'où s'élèvent tant d'accents et de langues. Bien des commentateurs bibliques ont comparé New York à la Babylone moderne (Apocalypse 17 ,18). Bien que la "Grande Pomme*" revête effectivement certaines de ses caractéristiques, elle ne peut porter, à elle seule, l'identité de la fameuse cité antique. De même que l'Egypte actuelle ne peut être considérée de la même façon que la nation oppressante dont est sorti le peuple hébreu. La statue de la Liberté aurait pu s'appeler "L'Egypte apportant la lumière à l'Asie". L'Égypte et l'Amérique furent toutes deux, en leur temps, une terre d'accueil. L'une s'est muée en "double enfermement", l'autre en terre d'espoir et de liberté. La première s'était édifiée sur un panthéon de dieux et d'idoles, l'autre sur la foi en la Parole de Dieu et ses valeurs. 

Pi ha Hiroth, la bouche de la liberté. Cette liberté qu'acquit le peuple hébreu lors de sa sortie d'Égypte, il la commémore à chaque fête de Pâque. Une liberté retrouvée qui ouvre la voie vers une terre nouvelle, une terre promise qu'il faudra, à chaque génération, conquérir et reconquérir. Car cette liberté d'expression, cette "bouche de la liberté", n'est pas acquise définitivement. Car "entre les tours et la mer", il est toujours possible qu'un danger vienne la menacer d'extinction. Elle doit être préservée, au risque qu'un nouveau "double enfermement" vienne la museler tout à nouveau et que l'on dise : "Jamais rien de pareil n'est arrivé et ne s'est vu depuis que les enfants d'Israël sont montés du pays d'Egypte jusqu'à ce jour. Prenez la chose à cœur, consultez-vous et parlez !" (Juges 19:30). 

"La bouche" n'est véritablement de "Liberté" que quand elle proclame la vérité. C'est pourquoi le Seigneur a dit : "La vérité vous affranchira " (Jean 8:32).  Cette vérité ne sortira pas d'une quelconque statue mais de la bouche de celui qui sera demeuré dans Sa Parole (Jean 8:31), qui sera devenu son disciple et qui connaîtra la Vérité.  

 

JiDé

 

*La grande Pomme : surnom de la ville de New York. 

 

Moïse et la Statue de la Liberté
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